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Ado accro au téléphone : quand voir un psychologue ?

Comment aider un ado accro au téléphone ?

Interdire l’usage des smartphones aux adolescents accro au téléphone peut sembler acceptable à première vue. Cependant, il est crucial de faire preuve de prudence quant aux sanctions prolongées. Non seulement cette approche stricte crée des tensions, mais elle peut également entraîner des conséquences néfastes, telles que la propension à une utilisation secrète, échappant ainsi à la surveillance parentale. Votre ado est accro au téléphone et vous ne savez pas comment réagir ? Cette publication vous donne quelques pistes.

Comment réagir quand un ado est accro au téléphone ?

Le véritable défi réside moins dans le smartphone lui-même que dans les activités qui s’y déroulent, une réalité souvent méconnue par de nombreux parents. Les interrogations et les préoccupations qui en découlent contribuent largement aux tensions liées à l’utilisation de l’appareil par leurs enfants.

Bien que de nombreuses applications permettent de basculer du contrôle parental à la surveillance, cette transition est délicate. Espionner secrètement le smartphone de son enfant n’est pas légal, et obtenir son consentement peut être difficile.

Comment aider un ado accro au téléphone ?

Avec l’âge, l’adolescent peut mal vivre cette intrusion dans sa vie privée et adopter des stratégies pour dissimuler ses activités, telles que l’utilisation d’un second smartphone ou des contournements.

Nombreux sont les parents à ne pas savoir comment réagir lorsqu’un ado est accro au téléphone.

Désemparés, les parents effectuent différentes tentatives qui se révèlent bien souvent infructueuses.

Nous l’allons pas ici pouvoir vous donner des pistes car chaque situation est différente, mais bien souvent, les conséquences sont identiques, surtout lorsque l’enfant est en pleine crise d’adolescence.

Avec l'âge, l'adolescent peut mal vivre cette intrusion dans sa vie privée et adopter des stratégies pour dissimuler ses activités, telles que l'utilisation d'un second smartphone ou des contournements. Nombreux sont les parents à ne pas savoir comment réagir lorsqu'un ado est accro au téléphone.

Addiction numérique et décrochage scolaire

Diverses études mettent en garde contre les impacts négatifs de l’utilisation des écrans sur la santé mentale des enfants et des adolescents.

Qu’il s’agisse d’une utilisation fréquente de smartphone, de tablette, de télévision ou encore de jeux vidéo, une exposition quotidienne de plus de deux heures peut entraîner des problèmes de concentration, de sommeil et d’isolement.

Il est important de souligner que ces études ne cherchent pas à diaboliser les outils numériques, mais plutôt à mettre en évidence leurs avantages lorsqu’ils sont utilisés de manière appropriée.

Le psychiatre Serge Tisseron en fait état dans de nombreux livres (en savoir plus), ainsi que dans de nombreuses publications où il recommande une temps limité selon l’âge de l’enfant. Dans sa publication “Les écrans : apprendre à s’en passer, apprendre à s’en servir” du CAIRN, il souligne : “Mieux vaut apprendre à utiliser les outils numériques pour tout ce qu’ils peuvent nous donner, ne pas leur demander ce qu’ils ne peuvent pas nous donner, et nous protéger de leurs dangers, que leurs fabricants ne dénoncent pas suffisamment.“.

Sur le site de l’IRDP.ch,”Les effets de l’exposition aux écrans des enfants et des adolescent-e-s” sont détaillés dans un rapport du 20 décembre 2020.

Un effet pathologique notable est la réduction des heures de sommeil, attribuable à l’activation de la photo-stimulation cérébrale, même en dehors des troubles psychiques évidents.

Nombreux sont les adolescents souffrant d’au moins un trouble du sommeil en raison de leur utilisation d’écrans. Le nombre de ceux qui lisent après le dîner diminue par rapport à ceux qui passent du temps sur des écrans.

Un quart des jeunes se connectent en pleine nuit sans réaliser les conséquences néfastes sur leur attention en classe le jour suivant. Manque de sommeil et démotivation sont des signes précurseurs à un potentiel décrochage scolaire.

Accro au téléphone : Nombreux sont les adolescents souffrant d'au moins un trouble du sommeil en raison de leur utilisation d'écrans. Le nombre de ceux qui lisent après le dîner diminue par rapport à ceux qui passent du temps sur des écrans.

Bien souvent, les parents sont dépassés et ne savent pas comment réagir avec leur enfant et leur adolescent. Quand l’addiction numérique est présente et que les méfaits se font ressentir quotidiennement, il est temps de prendre les choses en main. La consultation d’un thérapeute peut offrir de nombreux bénéfices.

Ce qu’il faut éviter en tant que parents

Quand un adolescent est accro au smartphone, les parents ne doivent pas réagir de manière impulsive en confisquant l’appareil ou en imposant des restrictions strictes sans discussion préalable.

Une telle approche peut engendrer des conflits, accentuer la résistance et diminuer la confiance mutuelle.

Il est essentiel d’éviter de diaboliser la technologie ou de juger sévèrement l’adolescent, car cela risque de créer un fossé entre parents et enfant.

Une meilleure stratégie consiste à engager un dialogue ouvert pour comprendre les raisons de cette dépendance, fixer des règles d’utilisation équilibrées et encourager des activités alternatives qui favorisent les interactions sociales et le bien-être.

Comment l’aider ?

Quelques conseils à appliquer si votre ado est accro au téléphone afin d’éviter une addiction aux écrans : 

Pour améliorer la concentration à l’école, il est recommandé d’éviter les écrans le matin. Pour favoriser un sommeil de qualité, il est conseillé de ne pas utiliser d’écrans au moins une heure avant le coucher, y compris la télévision dans la chambre.

Afin de rendre les repas plus conviviaux, il est préférable de laisser les écrans dans une pièce différente de celle où l’on mange.

Établir des plages horaires dédiées et des moments de déconnexion vis-à-vis des écrans pour toute la famille peut servir d’exemple aux plus jeunes et encourager le dialogue. Il est important de rester vigilant et de maintenir une communication ouverte avec les adolescents sur leurs contenus médiatiques, discutant de l’impact de certains propos ou images.

L’usage simultané de plusieurs écrans doit être évité pour prévenir une surcharge mentale. Diversifier les activités de loisirs est essentiel pour ne pas laisser les écrans monopoliser tout le temps disponible.

Enfin, l’introduction de journées sans écran peut permettre de redécouvrir le plaisir d’autres activités, comme les discussions et les jeux de société.

Envisager une consultation psychologique

Envisager une consultation avec un thérapeute spécialisé dans l’adolescence peut s’avérer crucial lorsque votre enfant est addict au smartphone, aux écrans ou aux jeux vidéo et que le dialogue familial est bloqué.

Ce professionnel en santé mentale dispose des compétences nécessaires pour comprendre les spécificités de l’adolescence et les enjeux liés à la dépendance technologique.

Il peut offrir un espace neutre et sécurisé permettant à l’adolescent de s’exprimer librement sans jugement, identifier les causes sous-jacentes de cette addiction, et proposer des stratégies adaptées pour rétablir un équilibre entre le/les parent(s) et l’adolescent(e).

De plus, le thérapeute peut guider les parents dans la mise en place d’une communication plus efficace et bienveillante, favorisant ainsi une résolution durable du problème.

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Psy Genève Léman

 

À lire aussi “L’école rendra-t-elle nos enfants plus accros aux écrans ?” : cliquez ici


❓Quels sont les signes d'un adolescent addict au smartphone ?

Les signes d'un adolescent addict au smartphone incluent une utilisation excessive et compulsive, une perte d'intérêt pour les activités sociales ou scolaires, et une irritabilité ou anxiété lorsque l'accès au téléphone est restreint.

❓Comment réagir quand son ado semble accro aux écrans ?

Face à un adolescent accro aux écrans, il est important de réagir calmement et sans jugement. Engagez un dialogue ouvert pour comprendre son utilisation et ses besoins. Établissez ensemble des règles équilibrées sur le temps d'écran. Encouragez des activités alternatives et assurez-vous de donner l'exemple en adoptant vous-même des habitudes saines. Si nécessaire, consultez un thérapeute spécialisé pour un soutien adapté.

❓Quel temps d'écran pour un ado de 14 ans ?

Pour un adolescent de 14 ans, il est recommandé de limiter le temps d'écran récréatif à environ deux heures par jour. Il est essentiel de s'assurer que ce temps n'interfère pas avec les devoirs, le sommeil, les activités physiques et les interactions sociales. Un équilibre sain doit être maintenu pour favoriser un développement équilibré et éviter les effets négatifs d'une utilisation excessive des écrans.

❓Comment limiter le téléphone à un adolescent ?

Pour limiter l'utilisation du téléphone chez un adolescent, établissez des règles claires et consensuelles sur les horaires et les durées d'utilisation. Encouragez des activités alternatives et engageantes. Fixez des zones sans téléphone, comme la table à manger ou la chambre à coucher. Utilisez des applications de contrôle parental pour gérer le temps d'écran. Enfin, montrez l'exemple en adoptant des habitudes numériques équilibrées.


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